Au creux de la vague , on s'accroche comme on peut et si les amis on déjà fui et fermé leur porte; on cultive son amour pour panser ses blessures et sortir la tête de l'eau.
Alger se souviendra...Alger n'oubliera pas tous ses séducteurs hypocrites
O mon Alger
Mon éternel paradis
Primeur de mes amours
Mon fol Alger
Mon indomptable
Mon exubérant
Mon espiegle
Mon voluptueux
Mon sensuel
Ma douce romance
A la blancheur immaculée
Bordée de bleu
Perlée en vert
Et incrustée d'or
Tu m'as tant et tant
Fait tourner la tête
Et mon âme enivrée
En oubliait le temps
Et tes tréssaillements
Qui parfois pourtant
M'ont brisé le coeur
Je t'ai aimé à en crever
Je t'ai aimé à te haïr
Lorsque ton rire sonore
Ou ton regard brulant
Me tirent de mes rêves
Souvent chimériques
Où je ne savais plus
Si c'est moi qui partais
Ou toi qui te détournes de moi
J'en étais malade
Et j'en suis encore jaloux
O mon tendre amour
Panse doucement tes blessures
Je sais tu en as tellement souffert
Durant tes nuits d'enfer
Conjuguant la bravoure à l'imparfait
Et l'héroïsme au pluriel
Je sais ma douce raison de vivre
L'amertume de ton âme à présent
A lire dans la mienne
Tant de tristesse
et ma tristesse attise ta tristesse
Dans un tourbillon infernal
Est ce vraiment une malédiction de Dieu
Pour tes frasques libertines
Ou n'est ce pas seulement
La folie de tes séducteurs
Proxénètes et malveillants
M'arrachant à tes entrailles déchirées
Pour précipiter mes adieux contre nature
O mon bel Alger
Mon fol Alger
Tu m'as tant fait rêver
J'en demandais pas plus
Tu m'as donné ce que tu as pu
Et je t'en saurai toujours gré
Vas mon bel Alger
Vas mon tendre amour
ta tête est hors de l'eau...
juillet97