Triste monde
Dans ce tumulte tant désordonné
Le sommeil m'a déjà abandonné,
Cède le pas aux sombres pensées
Et les geôles des rimes insensées
Mes cris de rage et de douleur
Face au capharnaüm imposteur
Affectant à la frime de la valeur
Et pour la droiture le déshonneur
L’amour tient une nouvelle aune
La chouette se rue vers le soleil
L’aigle s’encanaille et abandonne
L’élégance se rallie à l’orgueil
Dans ce monde sans diapason
L’art est à la funèbre oraison
L’heure est à la grande déraison
C’est l’apogée des polissons
Quels repères et aussi quelle morale
Le viol d’une gamine devient normal
L’inceste un pur sentiment parental
La haine raciale principe sociétal
On raille le voisin de ses malheurs
De ses bébés mis dans le rôtisseur
Ses femmes qu’éventrent les falsificateurs
Ses richesses perverties par des voleurs
On claironne en son et en images
Ses déboires et son moindre ratage
Et on oublie de lui rendre hommage
Pour sa résistance aux hordes sauvages
On trahit l’ami et même le frère
Pour de sombres intérêts primaires
On le berce sans cesse de chimères
Existe-t-il encore des êtres chers
Ne parlons plus alors d’amour
Disons carrément qu’en ces jours
La seule valeur qui bas tambour
C’est la tromperie et ses atours
Alger, le 14/12/07
Commentaires
Pas de commentaire pour cet article
Ajouter un commentaire