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Samedi 25 Mars 2006

A ma mère,

Lorsque les larmes de mes yeux tariront

Les mots pleureront mes maux de ton absence

Lorsque mes cris et mes écrits se tairont

Les ténèbres se fermeront sur mon érrance

Alors tes bras grands ouverts m'accueileront

Pour soulager enfin toutes mes souffrances

De ton départ imprévu et mon oraison

Je m'y loverai à nouveau en silence

L'éternité sera à nous et nous lui appartiendrons

Tu conduiras mes pas fatigués avec patience

Dans les prairies verdoyantes des purs étalons

Loin, très loin du monde des manigances

Des petites gens qui s'agrippe tel le liseron

Qu'un jour ou un jourj'ai tiré de leur flatulence

Des paons qui jouissent d'un plumage exubérant

Etalant bêtement leur postérieur avec insolence

Et fuyant bien sûr le regard des princes altiers

Ils me disent fou hideux et aussi oublieux

Je serai la peste eu langage charetier

J'ai pas d'argent, gueux et tout malheureux

Oublient ils ces grands maîtres de l'ignorance

Que je suis tel que tu me veux

Les pieds pataugeant dans leur inconsistance

Et le tête haute très loin dans les cieux

Savent ils ces chevaliers de l'arrogance

Que la seule aumône que je cherche toujours

Se trouve au creux de ton sein en abondance

Je crie et décris l'immensité de ton amour

Là tu baigne en moi encore et toujours

Comme le foeutus heureux dans son utérus

Je coule en toi et enveloppe ton contour

Le temps et l'espace n'ont plus de hiatus.

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