A ma mère,
Lorsque les larmes de mes yeux tariront
Les mots pleureront mes maux de ton absence
Lorsque mes cris et mes écrits se tairont
Les ténèbres se fermeront sur mon érrance
Alors tes bras grands ouverts m'accueileront
Pour soulager enfin toutes mes souffrances
De ton départ imprévu et mon oraison
Je m'y loverai à nouveau en silence
L'éternité sera à nous et nous lui appartiendrons
Tu conduiras mes pas fatigués avec patience
Dans les prairies verdoyantes des purs étalons
Loin, très loin du monde des manigances
Des petites gens qui s'agrippe tel le liseron
Qu'un jour ou un jourj'ai tiré de leur flatulence
Des paons qui jouissent d'un plumage exubérant
Etalant bêtement leur postérieur avec insolence
Et fuyant bien sûr le regard des princes altiers
Ils me disent fou hideux et aussi oublieux
Je serai la peste eu langage charetier
J'ai pas d'argent, gueux et tout malheureux
Oublient ils ces grands maîtres de l'ignorance
Que je suis tel que tu me veux
Les pieds pataugeant dans leur inconsistance
Et le tête haute très loin dans les cieux
Savent ils ces chevaliers de l'arrogance
Que la seule aumône que je cherche toujours
Se trouve au creux de ton sein en abondance
Je crie et décris l'immensité de ton amour
Là tu baigne en moi encore et toujours
Comme le foeutus heureux dans son utérus
Je coule en toi et enveloppe ton contour
Le temps et l'espace n'ont plus de hiatus.