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Vendredi 28 Avril 2006

 

 

 

 

                              

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 L'Emir Abdelkader El Djazaïri  1808-1883

 

 

 "Je professe la religion de l'amour

Et quelque direction que prenne ma monture  

L'amour est ma religion et ma foi…"

 

 

  

 

 

 

 

 

Abdelaziz Bouteflika

Président de la République Algérienne

 

 

 

 

                                                        

 

 

                                          

 

 

                                           

 

 

 

 

 

"La colonisation a réalisé un génocide de notre idendité , de notre histoire, de notre langue, de nos tradition…Nous ne savons plus si  nous sommes des Amazighs, des Arabes, des Européens ou des Français"   Avril 2006 (cité in LCI)

 

 

 

Les Français "n'ont pas d'autres choix que de reconnaître qu'ils ont torturé, tué, exterminé de 1830 à 1962…qu'ils ont voulu anéantir l'idendité algérienne…nous n'étions ni bèrbères, ni arabes, ni musulmans. Nous n'avions ni culture, ni langue, ni histoire…"        Août 2005 (cité in LCI)

 

 

 

 

 

 

·                    Albert Memmi

 

 

 

" Le colonialiste n'est, en somme, que le colonisateur qui s'accepte comme colonisateur. Qui, par la suite, explicitant sa situation, cherche à légitimer la colonisation"                 Portrait de colonisé      Albert Memmi

 

 

 

·        Aimé Césaire

 

 

 

"Oui, il vaudrait la peine d'étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches d'Hitler et de l'hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu'il porte en lui un Hitler qui s'ignore, qu'Hitler l'habite, qu'Hitler est son démon, que s'il vitupère, c'est par manque de logique, et qu'au fond, ce qu'il ne pardonne pas à Hitler, ce n'est pas le crime en soi, le crime contre l'homme, ce n'est que l'humiliation de l'homme en soi, c'est le crime contre l'homme blanc, et d'avoir appliqué à l'Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu'ici que les Arabes d'Algérie, les coolies de l'Inde et les nègres d'Afrique". Aimé Césaire, p. 11-12 Discours sur le Colonialisme, 1950.

 

 

 

"Entre colonisateur et colonisé, il n'y a de place que pour la corvée, l'intimidation, la pression, la police, le vol, le viol, les cultures obligatoires, le mépris, la méfiance, la morgue, la suffisance, la muflerie, des élites décérébrées, des masses avilies." "J'entends la tempête. On me parle de progrès, de "réalisations", de maladies guéries, de niveaux de vie élevés au-dessus d'eux-mêmes." "Moi, je parle de sociétés vidées d'elles-mêmes, des cultures piétinées, d'institutions minées, de terres confisquées, de religions assassinées, de magnificences artistiques anéanties, d'extraordinaires possibilités supprimées." "On me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemin de fer." "Moi, je parle de milliers d'hommes sacrifiés au Congo-Océan. Je parle de ceux qui, à l'heure où j'écris, sont en train de creuser à la main le port d'Abidjan. Je parle de millions d'hommes arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la danse, à la sagesse." "Je parle de millions d'hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d'infériorité, le tremblement, l'agenouillement, le désespoir, le larbinisme." "On m'en donne plein la vue de tonnage de coton ou de cacao exporté, d'hectares d'oliviers ou de vignes plantés." "Moi, je parle d'économies naturelles, d'économies harmonieuses et viables, d'économies à la mesure de l'homme indigène désorganisées, de cultures vivrières détruites, de sous-alimentation installée, de développement agricole orienté selon le seul bénéfice des métropoles, de rafles de produits, de rafles de matières premières." Aimé Césaire, p. 21-22 Discours sur le Colonialisme, 1950.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

►►►Copie de la lettre adressée le 16 Janvier 1925 au président Edouard Herriot, président du conseil des ministres Français, par des militants nationalistes algériens de la ville de Relizane (publiée par El Watan le 27/04/2006)

 

 

 

Texte: "A M. Herriot, président du Conseil des ministres à Paris

 

 

 

Monsieur,

 

 

 

Ce sont l'oppression sous laquelle nous sommes assujetis, l'injustice dont nous souffrons, l'ignorance où nous pataugeons pour la plupart, les milles souffrances que nous endurons et la misère où nous sommes réduits qui nous contraingnent à venir à vos genoux vous exposer notre lamentable situation et à vous exprimer nos vœux unanimes et légitimes !

 

 

 

La France , grande République démocratique et libérale, nous astreintà subir les austérités et les funestes conséquences du néfaste et inhumain indigénat (1881) qui nous maintient dans l'esclavage ! Vous semblez ignorer le pouvoir de nos administrations et de leurs subordonnés les caïds, ces requins rouges, ces traître qui dominent par la terreur et selon leur bon plaisir. Nous subissons le même sort que les paysans français du temps des intendants sous Richelieu. Nos célèbres administrateurs nous civilisent par la cravache comme s'il s'agit de dompter des fauves. Honte à la France qui tolère de pareille mesures inhumaines.

 

 

 

Nous demeurons comme des êtres inférieurs privés de droits politiques et sociaux. On prétend que nous ne sommes pas encore mûrs pour les recueillir. Allons ! Assez de nous berner par des mots ronflants mais videsde sens et dont la phraséologie nous délivrera. Nous vous prions de croire que nous les comprenons aussi bien et peut être plus que certains citoyens français.

 

 

 

Nous comprendrions mieux si on disait qu'il serait dangeureux à la France de donner ces droit aux indigènes. L'injustice de la France nous maintient pour la plupart dans l'immonde ignorance. Nos douars sont dépourvus d'écoles. Pourtant, nos parents payent les impôts !

 

 

 

Les postes, les banques, les contributions ne nous sont pas accessibles. Pourquoi? La justice n'a pas confiance en nous, ou plutôt nous sommes incapables d'être à la hauteur de ces fonctions?

 

 

 

On nous calomnie dans certains journaux subventionnés où on nous traite d'ingrats envers la France généreuse et bienfaitrice à notre égard. Il est vrai que de pareilles idées ne sont prononcées que par des hypocrites confondant les bienfaits avec les méfaits et la gratitude avec l'ingratitude.

 

 

 

Ah ! Nous sommes ingrats ! Ingrats, parce qu'on  nous a spoliés de nos riches plaines et refoulés dans la montagne inculte et infertile ? Parce que nos pères et nos frères n'ont pas hésité à aller trouver une mort pour contribuer avec désintéressement à défendre votre chère patrie ?

 

 

 

Parce qu'on nous accable de lourds impôts qui ne nous profitent pas ? Parce qu'on nous empêche d'aller gagner honnêtement notre apin dans la métropole ? Parce que nous demeurons sans droits ?

 

 

 

Si la France a construit des routes et des voies ferrées c'est pour exploitersa colonie et c'est pour le bien-être de ses enfants. Nos douars comme nos villes arabes restent tels qu'ils étaient avant 1830, c'est-à-dire sans routes, sans plantations, sans fontaines, sans écoles… Pourtant , on nous acable d'impôts et d'amendes dressées illégalement pas nos seigneurs gendarmes.

 

 

 

Considérés comme des esclaves par nos colons féodaux qui, non contents de nous avoir sécularisé nos biens et d'avoir décidé par leur néfaste influence, le gouvernement a décrété la dernière loi contre l'exode en France. Vont jusqu'à nous exploiter, même nos jeunes frères qui ont 8 à 12 ans, en nous faisant travailler une journée de 14 à 16 h à raison de 3 francs pour les hommes et 1.50f pour les enfants. Ils vont parfois abuser d leur force ou plutôt d leurs droits jusqu'à nous maltraiter, pourtant, nous sommes des êtres huamins comme eux !

 

 

 

La généreuse France se délecte de notre misère. Des bandes de faméliques (tourmentés par la faim) tout dégunillés, tout chétifs parcourent la campagne pour se nourrir d'herbe et de racines car la nature est généreuse. Et puis, on nous acccuse de voleurs, Ah ! si vous ignorez tout cela, noussavons que notre père et ami Steeg, comme il prétend l'être, ne vous éclaire pas sur notre lamentable situation. Oui, nous mourions de faim pendant que nos généreux colons, maqillés, jouissent d'une vie somptueuse.

 

 

 

L'indifférence de la France à notre égard, son injustice, son ingratitude nous soulèvent le cœur et fait naître en nous – nous le disons franchement – un esprit nationaliste. Jusqu'ici, nous sommes restés un peuple vaincu, endormi mais maintenant que les évènements nous éclairent, nous aspirons à notre indépendance. Nous avons conscience d nous et confiance en nous, dans le communisme libérateur. Ce n'est que la lutte révolutionnaire contre l'impérialisme que les peuples opprimés des pays coloniaux et assujetis arriveront à se libérer du joug de l'exploitation, a dit Lénine. Nous aurons cette devise dans l'esprit et c'est celle qui nous mènera à notre liberté. Nous admirons les actes de Abdelkrim, des Egyptiens et de Ghandi.

 

 

 

Permettez-nous, Monsieur , de vous dire , avant de nous séparer , que nous voulons notre Algérie à nous, puisque vous nous empêchez d'accéder à votre France.

 

 

 

Au regret de vous voir réfléchir, nous vous quittons en saluant en vous la généreuse, la juste, la libérale France civilisatrice et en sollicitant surtout notre indépendance.

 

 

 

                                  Un groupe de jeunes nationalistes indigènes de Relizane"

 

 

 

La France : une histoire de 500 ans de colonialisme

 

 

 

"Chaque nation a une partie de son histoire qu'elle veut oublier…Je pense que n'importe qui, à n'importe quel moment doit regarder l'histoire et faire la différence entre les points positifs et négatifs"(Dr Paul Gordon Lauren. USA cité par Liberté)

 

 

 

"ASSUMEZ VOTRE PASSE COLONIAL"

 

 

 

(Abdelaziz Belkhadem ministre d'Etat Algérien)

 

 

 

 

 

 

 

L'empire colonial français

 

 

 

 

 

 

La France a eu des possessions coloniales de différents statuts, depuis les premières colonisations du XVIIe siècle jusqu'aux dernières grandes colonies des années 1960.

 

 

 

Au XIXe siècle et au XXe siècle, l'empire français était le second plus vaste du monde, derrière l'Empire colonial britannique. A son apogée, de 1919 à 1939, le second espace colonial français s'étendait sur 12 347 000 km² terrestres. Incluant la métropole française, les terres sous souveraineté française atteignaient de 1920 à 1940 12 898 000 km², soit environ 8,6% des terres émergées.

 

 

 

L'Empire colonial français était contrôlé par les Forces coloniales françaises.

 

 

 

On distingue deux périodes d'Empires coloniaux français :

 

 

 

1 - Le Premier espace colonial, avant 1803, est constitué principalement de régions de l'Amérique du Nord, de certaines îles des Antilles et de comptoirs en Inde;

 

 

 

 2 - Le Second espace colonial, après 1803, est constitué principalement de régions d'Afrique, mais aussi d'Asie et d'Océanie.

 

 

 

Le Premier espace colonial

 

 

 

Il est composé principalement par des possessions en Amérique et aux Antilles, ainsi que de Comptoirs et d'îles parsemées. La France perd le côté Est du Mississippi lors des traités d'Utrecht en 1713, puis le côté Ouest ainsi que le Canada lors du traité de Paris en 1763. Napoléon vend la Louisiane aux États-Unis en 1803, la France ne garde plus que des îles. L'Amérique du nord est en majorité anglophone. Les justifications de la colonisation française ont évolué avec le temps. A l'origine, la rivalité de puissance avec l'empire austro-espagnol de Charles Quint (François Ier refusait la "clause du testament d'Adam" qui laissait le monopole de l'Amérique aux Espagnols). Deuxième justification, la propagation de la foi chrétienne (missions). Au XVIIe siècle, les établissements des Antilles françaises vivent de contrebande et de piraterie aux dépens des colonies espagnoles et hollandaises plus prospères. Puis vient la justification "physiocratique": les colonies doivent fournir les cultures exotiques que la métropole n'assure pas (sucre, café, indigo). Comme les colons français sont peu nombreux, on fait venir en masse des esclaves africains.

 

 

 

Le Second espace colonial

 

 

 

Plus limitée, et surveillée en Europe après la défaite Napoléonienne, la France se lance dans la conquête de l'Afrique avec la Campagne d'Algérie (1830-1847). Puis elle colonisera la majeure partie de l'Afrique occidentale et équatoriale, l'Indochine, ainsi que de nombreuses îles d'Océanie. La décolonisation diminua son Second espace colonial jusqu'à lui donner sa forme actuelle, les DOM-TOM.

 

 

 

Extension des empires coloniaux français

 

Voici une liste de tous les pays qui firent partie de l'empire colonial français durant les 500 dernières années, en totalité ou en partie. Si une partie seulement était sous souveraineté française, elle est indiquée entre parenthèses après le nom du pays. Quand il n'y a pas de parenthèse, cela veut dire que tout le pays faisait partie de l'empire. Les pays cités ici sont ceux qui étaient sous souveraineté française effective. Les zones revendiquées mais non contrôlées effectivement (comme Manhattan ou l'Australie occidentale) ne sont pas dans cette liste.

 

 

 

L'indication: 1er  veut dire que le territoire faisait partie du premier espace colonial français,

 

 

 

L'indication : 2e  veut dire du second espace colonial français.

 

 

 

L'indication: Maintenant veut dire que le territoire fait toujours partie de la République française aujourd'hui.

 

 

 

Pour plus de détails sur les pays colonisés par la France depuis 500 ans cliquez ici =  fr.wikipédia.org/wiki/colonies_françaises

 

 

 

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